La rénovation thermique par le bâti ou l’argent par les fenêtres.
L’objet de cette étude menée sur plusieurs années
Montrer que la rénovation thermique par le bâti est un gouffre financier dont le retour sur financement n’est pas vraiment garanti. Le simple remboursement du prix des travaux par les économies de gaz peut prendre des dizaines d’années, voire plus d’un siècle! Elle implique également la mise en place d’une VMC dont les inconvénients sont dénoncés par les usagers.
Montrer qu’il existe des solutions bien moins onéreuses, moins disruptives (pas de travaux longs, bruyants et plein d’aléas) portant sur la partie production. Ces solutions passent par la rénovation des chaudières les plus anciennes, et surtout par la mise en oeuvre de systèmes de régulation basés sur la prise en compte, en temps réel des températures dans un panel d’appartement, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ces solutions apportent immédiatement des économies mesurables et comparables, voire supérieures à celles annoncés par les tenants des rénovations par le bâti, sans qu’ils en apportent systématiquement la preuve.
L’étude est basée sur des données réelles, recueillies sur une dizaine d’années, dans des bâtiments de tailles différentes situés dans Paris. On y trouvera également des études européennes, dont une très récente de l'INSEE mesurant les gains réels après rénovation par le bâti et qui montrent que les gains attendus sont minimes.
L’étude n’est pas évidemment exhaustive, car réalisée avec des moyens limités. Mais les résultats obtenus sont suffisamment nets et éclairants pour qu’elle puisse retenir l’attention de tous ceux qui se penchent sur ces sujets.
Le tableau ci-contre résume ces éléments pour un bâtiment de 3600 m2 de surface, 100 logements, avec le prix de la molécule actuel de 30 / MWh, et que j’ai pu comparer à d’autres exemples, à un facteur homothétique près.
Bien évidemment un tel tableau mériterait d’être étudié et certainement critiqué. Mais il donne des ordres de grandeur incontestables, montrant en particulier que la rénovation par le bâti est tout simplement un investissement à perte.